Comment je vois ma mission

Sans trop vouloir philosopher, il semblerait que nous vivions dans une société qui ne nous laisse guère d’espace pour accorder de la valeur à simplement qui nous sommes. Encouragés par les promesses d’un vedettariat express et bon marché, (télé-réalité), n’avons-nous le choix que des extrêmes ?
Cultiver le narcissisme et demeurer englués dans un relationnel centré sur soi et dépouillé de la richesse du don et de l'échange. Ou bien ignorer, voire mépriser l’intérêt et le sens de notre propre vie, de notre expérience ; au motif que nous l'avons menée modestement, que nous n’avons pas réalisé de grands projets nous ayant rendus célèbres.

Qu’est-ce qu’une vie passionnante ? Qui décide de sa valeur ou de l’intérêt de l’exposer dans un livre, que ce soit auprès d’un cercle confidentiel ou d’un plus large lectorat ?
Ma mission consiste à n’en pas juger, pour peu que vous vous sentiez concerné par l’idée de faire le récit de votre vie. Pour peu que vous en éprouviez le besoin ou le désir et que vous vouliez bien m’en expliquer les motivations.

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La boîte à trésor...

« Vous savez, je vis un peu au jour le jour, moi maintenant. Je vis à cent pour cent en me disant qu’il ne faut pas que j’oublie de faire ceci ou cela. Parallèlement à ça, je suis en train de reprendre tous les cartons de photos. Je vis en pensant à mon héritage. Comment disait mon frère déjà ? Ah oui, ça fait des années qu’il me dit ça.
« C’est toi la gardienne du trésor ». 
Donc, il faut que je le transmette le trésor. 
J’ai ramené de la maison de famille, un petit coffre en bois, assez rustique, bombé sur le dessus et derrière, il reste encore les quatre cachets de cire. Je suppose qu’on n’y mettait que les papiers importants quand on allait chez le notaire.
Moi j’y conserve tous les faire-part de mariage ou de décès. Je l’ai ramené, justement pour regarder des dates. Ce petit coffre, pour moi, c’est comme la boîte à trésor."

Marie-Annick C.











 

Rimg0009L'écriture permet, la plupart du temps, d'accéder à un sentiment de libération car elle possède de nombreuses vertus. En prenant du recul sur sa vie on apprend à mieux se connaître et donc à mieux se comprendre. Mettre à distance certains événements douloureux, poser un regard neuf sur son chemin de vie pourrait s’envisager comme une voie thérapeutique. En effet, « l’écriture d’un récit familial est une justice que l’on se fait pour la justesse que l’on y met » me confiait une amie s’étant attelée à ce projet pour elle-même et pour sa famille. 

Oui, l’écriture du récit d’une vie a des répercussions bénéfiques et réconfortantes. Dans la mesure où l’on prend bien garde à ne blesser, ni ne stigmatiser personne. Tout peut se dire, même si nous décidons de ne pas l’écrire. Je demeurerai cependant cantonnée à mon rôle de biographe consistant à vous écouter, à retranscrire et à travailler à partir de vos propos, en toute confidentialité, sans parti pris, avec bienveillance et empathie, pour atteindre notre objectif commun : La réalisation du livre de votre vie. 

En me confiant votre vie, vous vous engagez à un pacte de sincérité qui ne peut s’établir que dans une relation de confiance. La confiance ne se décrète pas. À vous d’estimer si vous me jugez digne de la vôtre. Si le courant passe entre nous, à vous de décider si vous voulez me donner accès à votre intimité, à celle de votre famille, avec ses joies, ses conflits, ses douleurs. Car chaque vie est en elle-même une richesse et un cadeau. 

"Chacun d'entre nous a un roman familial, et chaque famille a des histoires qu'on nous raconte, qu'on répète, qu'on redit, une histoire mythique, une saga - et des secrets. Nous sommes tous les héritiers de cette tradition, plus exactement les héritiers d'une partie de cette tradition, et de cette histoire." Explique Anne Ancelin Schützenberger dans Aïe, mes aïeux ! (Editions La Méridienne)

Avec l’écrit, naissent des contraintes. Des choix seront nécessaires, par rapport à la chronologie, à l'ossature et la mise en forme du récit. Je vous aiderai à relever ces défis.