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Après l'aventure de l'écriture, la rencontre avec les lecteurs

Yvon Vachon s'est lancé avec moi dans l'aventure de l'écriture du récit de sa vie en 2015. Il n'imaginait pas que son livre initialement écrit pour le cercle familial, rencontrerait un public beaucoup plus large. La vie de monsieur Vachon et de son épouse est désormais pontuée de très belles rencontres avec des lecteurs de plus en plus nombreux à se passer le mot pour partager les messages contenus dans le livre.

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En petit comité, Annick évoque son livre à la résidence Saint-Joseph de Fay de Bretagne

1) Le livre Annick de 1925 aux années 2000 est disponible à la médiathèque la Grange, 2, rue Georges-Sicard

OUEST France le 04/05/2017


À travers un livre, écrit avec l’aide d’une auteure, Annick Certain a adressé un message à ses petits-enfants. Il vaut pour d’autres, et entre en résonance avec l’actualité.
Annick Certain est née en 1925 à Fay, plus précisément au village de la Mordelais. Elle coule actuellement des jours heureux, à la résidence Saint-Joseph. Il y a quelque temps, ses deux filles et ses petits-enfants l’ont sollicitée pour raconter son histoire, sa vie, dans un livre. Après une longue hésitation, elle a décliné : « J’ai toujours aimé écrire mais de là à écrire un livre ! »Ses enfants l’ont alors mise en relation avec l’écrivaine Christine Carmona, qui, au fur et à mesure de leurs rencontres, a retranscrit son histoire.
La parution de son livre, Annick de 1925 aux années 2000, se limitera au cercle familial et aux amis (1). Au fil de la lecture, on découvre sa façon d’être, de vivre. « C’était une vie difficile, mais on ne s’en rendait pas compte, car c’était pour tout le monde pareil. La guerre a changé la vision de la campagne. Je me souviens de la messe du dimanche. Notre curé insistait pour que l’on reste aux champs, prétextant que si l’on partait en ville, on allait perdre notre âme. »
La brique, le cochon et la 4L
Elle raconte comment ses aînés, d’une dizaine d’années seulement, avaient un comportement différent. « Nous, on se retrouvait en petits groupes pour parler de tout et de rien. » On partage aussi volontiers avec Annick, la chaleur des draps, avec la brique brûlante mise au fond du lit, les festivités quand les familles tuaient le cochon et se retrouvaient ensemble.
Puis, il y a eu la rencontre avec Jacques qui deviendra son mari, en 1953. « À l’époque, on faisait toutes les maisons, le dimanche, pour inviter les gens à nos noces. Il fallait des mois pour visiter tous les invités. »
On y apprend aussi que le matin de son mariage, elle a débuté sa journée très tôt par la traite de ses vaches. Puis, dans les années 1950, la naissance de ses deux filles et, plus tard, sa première voiture. La liberté! « J’aimais bien conduire. Il n’y avait pas beaucoup de femmes qui avaient le permis, sauf celles des fermes, à cause des tracteurs. On avait le permis, mais on ne savait pas vraiment conduire ! Mon mari n’aimait pas conduire, moi si ! Tous les deux, on partait sur les routes avec la 4L. »
Son livre évoque également le droit de vote des femmes. « C’est un message que j’ai voulu adresser à mes petits-enfants. Il fait bon vivre aujourd’hui et il faut préserver cela car rien n’est acquis ! ».

En petit comité, Annick évoque son livre à la résidence Saint -Joseph